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Archive pour mars 2008

Première affiche pour X-Files 2

Affiche du film <i>Untitled X-Files Sequel</i>Le site Internet Ain’t It Cool News a publié jeudi la toute première affiche de la prochaine enquête des agents Mulder et Scully. Le tout est très sobre, mais ô combien efficace. On y voit les deux agents du FBI, dont les ombres forment le désormais célèbre X. Simpliste et à la fois intriguant, notamment cette absence de détails dans les visages de David Duchovny et Gillian Anderson et l’origine de cette lueur.

Aucun détail n’est donné sur le synopsis, excepté que l’on sait que le film ne poursuivra pas l’intrigue de la conspiration extraterrestre. Worst Previews a quant à lui mit en ligne deux bandes-annonce obtenues illégalement grâce à un caméscope, mais ni l’une ni l’autre n’offre vraiment de données explicites sur le scénario. Définitivement, Chris Carter et la 20th Century Fox tiennent à garder le secret, ce que je ne peux leur reprocher.

Les fans de la série sont sans doute fébriles à l’approche de la sortie en salle, le 28 juillet prochain, de ce film présentement sans titre, tandis que les détracteurs s’exclameront: «Bon, encore deux heures à voir les deux héros se parler au cellulaire sans jamais dire “allô” en répondant ni “salut” en raccrochant!» Moi, je suis de ceux qui sont fébriles, quoique la dernière constatation m’a bien fait rire lorsque je l’ai entendue pour la première fois :-)

«La vérité est ailleurs»

Catégories:Cinéma

Bois écologique

29 mars 2008 Gradlon 3 commentaires

firev2.pngEn commentant son billet De la parole aux actes, j’informais AntiPollution (Bon Blogue, Bad Blog) que les Scouts et moi allions faire l’expérience des bûches écologiques en camping d’hiver chauffé, et ce à deux reprises. Plusieurs personnes affirmaient alors que ce type de bûches offrait un chauffage accru tout en étant à la fois écologique et économique. Nous avons pu constater, à nos dépends, que ce n’est pas toujours le cas.

Pour chauffer une tente prospecteur de 100 pieds carrés, il faut généralement un poêle de type «truie» (compact, en fonte, plus long que large) que nous devons bourrer plus ou moins, selon la température extérieure. Entre six et neuf bûches en permanence dans le poêle. J’ignore le nombre de bûches brûlées au total durant une nuit de 12 heures, car je n’ai pas eu l’occasion d’utiliser de bûches conventionnelles. Avec les bûches écologiques, les formateurs prévoyaient un roulement d’une ou deux bûches l’heure. Sachant qu’une bûche écologique équivaut en moyenne à trois bûches conventionnelles, on pouvait s’attendre à une économie de trois à six bûches l’heure.

Je ne me rappelle plus de tous les noms des sortes de bûches que nous avions utilisés lors de la formation des adultes, mais je sais ceci: les moins efficaces étaient toutes rondes et s’effritaient en rondelles. Parmi ce type de bûches, je me souviens que nous avions notamment des Ecolog©. Nous avions aussi d’autres modèles, mais ils ne furent pas utilisés durant mon tour de garde et ce n’était pas nous (les animateurs de mon unité) qui les avions achetés.

Une chose est certaine: les bûches rondes employées durant ma veillée réchauffaient à peine dans un rayon de un mètre autour du poêle. Durant le reste de la nuit, alors qu’il ne restait que ce type de bûches, nous avions tantôt eu froid (dans des sacs de couchage -18° C !), tantôt nous étions juste confortables, lorsque les veilleurs maintenaient un roulement de trois bûches à l’heure.

Heureusement, cette première expérience nous permis de connaître une marque de bûches écologiques vraiment efficace: la bûche Eco-Logic©, modèle sans trous de 3.3 livres, disponible dans la plupart des IGA. Contrairement aux autres bûches, celle-ci était rectangulaire et ne s’effritait guère. Avec un roulement d’une bûche à l’heure, ce produit offrait tellement de chaleur que j’en avais le front qui me brûlait et les pieds qui baignaient dans leur jus. Les sacs de couchage des dormeurs étaient complètement ouverts et les vêtements humides, accrochés un peu partout, boucanaient.

Ce fut évidemment le type de bûches que nous utilisâmes durant le camping avec les jeunes. Bien que le temps était doux, nous avions constaté que certains jeunes veilleurs, plus intéressés par le dialogue que par leur travail, chauffaient avec moins d’une bûche à l’heure, ce qui favorisait le retour de l’humidité et donc, du froid. Cependant, les veilleurs qui maintenaient un roulement d’une bûche à l’heure parvenaient à chauffer la tente si bien qu’il fallait laisser les portes et les fenêtres ouvertes.

Enfin, je ne saurais dire si les bûches écologiques sont efficaces à ciel ouvert en hiver. Durant la formation des adultes, nous avions utilisés des bûches écologiques rondes, donc totalement inefficaces. Lors du camping avec les jeunes, nous étions revenus à l’utilisation de bûches traditionnelles pour le coin de feu des adultes, lesquels devaient effectuer des tours de garde, question de conserver un œil vigilant sur les jeunes qui alimentaient les poêles dans les tentes. J’ignore donc si les bûches écologiques rectangulaires conviennent également pour un feu découvert.

Dans tous les cas, les bûches utilisées ne contenaient pas de résine, parfois employée pour maintenir les particules de bois ensemble. Cette résine est extrêmement polluante, mais la plupart des producteurs de bûches écologiques semblent désormais se contenter d’un simple pressage pour mouler les bûches, ce qui donne souvent des modèles ronds qui se séparent en rondelles.

Catégories:Plein air, Scoutisme

Mais où est Oussama Ben Laden

23 mars 2008 Gradlon 2 commentaires

Affiche du film <i>Where in the World is Osama Bin Laden?Le réalisateur Morgan Spurlock, qui nous a donné en 2004 le docu-réalité Malbouffe à l’américaine, récidivera en avril avec un produit intitulé «Where in the World is Osama Bin Laden?» Le synopsis est le suivant: voulant rendre le monde plus sécurité pour son enfant à naître, Spurlock décide de se lancer, sans expérience, expertise et savoir, sur les traces d’Oussama Ben Laden et le capturer.

À travers ça, c’est une aventure au cœur du Moyen Orient que nous propose le réalisateur, loin de la propagande médiatique étasunienne. Pour en savoir plus, je vous suggère de visiter le site officiel, en anglais. À regarder la bande-annonce, on peut s’attendre à une façon très humoristique d’en connaître un peu plus sur des gens contre qui les Étasuniens ont tenté de monter le monde, sans nuance, sans distinction, sans vergogne, mais qui nous ressemble beaucoup plus qu’on peut le croire.

Catégories:Actualité, Cinéma

Un jour, j’atteindrai Compostelle

23 mars 2008 Gradlon 8 commentaires
Le chemin de Compostelle à Limoges

Dès qu’il a placé le premier pas sur la route, le pèlerin sait qu’il se perd dans le monde, et qu’à mesure qu’il avancera il se perdra de mieux en mieux.

André Dhôtel, Rhétorique fabuleuse

Sur le Chemin, comme dans la vie, la sagesse n’a de valeur que si elle peut aider l’homme à vaincre un obstacle.

Paulo Coelho, Le pèlerin de Compostelle

Depuis longtemps, je chéris le projet de me lancer sur les traces des tous premiers pèlerins médiévaux qui, pour gagner le salut de leurs âmes maudites de naissance, partaient en quête du tombeau de l’apôtre Jacques le Majeur, réputé avoir été découvert quelque part en Galice. Qu’ils soient de modestes moines, bravant le froid simplement chaussés de sandales et à la merci des coquillards (brigands), ou de nobles bien nantis, faisant chemin confortablement assis sur une monture et accompagnés d’une poignée de soldats pour les défendre, ces pèlerins convergèrent de toute l’Europe pour se rejoindre à Puenta la Reina et fouler ce qu’on appelle le Camino Francès.

Mil ans plus tard, les raisons qui poussent les gens sur le chemin de Compostelle (Campus stella, «champ d’étoiles» en latin) ont bien évoluées. Certes, de nombreux croyants s’engagent dans un pèlerinage à vocations religieuses, mais la quête spirituelle n’étant plus l’adage de l’Église catholique romaine — ni même de toute autre religion organisée —, beaucoup de non pratiquants et des fidèles de religions non chrétiennes entreprennent le chemin pour des raisons philosophiques bien personnelles. D’autres sont simplement attirés par le défi physique (environ 800 kilomètres de marche à partir de Saint-Jean-Pied-de-Port), la recherche d’aventures ou le voyage culturel.

Quoiqu’il en soit, toutes ces personnes reviennent généralement de leur pèlerinage transformées, ayant vécu quelque chose qu’elles ne s’attendaient pas nécessairement à vivre. Elles en reviennent grandies… sauf peut-être celles qui font la route en VTT (Quad).

Mes propres motivations englobent presque toutes celles décrites ci-haut, mais elles sont chapeautées par deux d’entre elles: la quête spirituelle et le voyage culturel. Je sais pertinemment que ce que je trouverai au bout du chemin ne correspondra pas nécessairement à ce que je recherche, consciemment du moins. Mes seules certitudes sont les aspects du voyage qui nourrissent mon désir: arrêter le temps et pousser mon esprit plus loin que jamais.

Plus d’une trentaine de jours de marche; une solitude relative, un silence quasi total; des douleurs à des endroits du corps dont on ignorait l’existence; des préoccupations se limitant à boire, manger et dormir; laver son linge à l’eau claire d’une source. Qu’on le veuille ou non, l’esprit réagit à ces facteurs, il se sent perdu, se cherche de nouveaux repères, se transforme, relativise, remet en question, rit à gorge déployée d’un rien, pleure à chaudes larmes pour un autre rien, etc. Il est acculé au pied du mur, face à ses démons, ses peurs, ses convictions. Ce qui en émergera demeure un mystère jusqu’au dernier pas du pèlerinage et l’assimilation pendra certainement quelques semaines de plus pour se faire.

Balise vers Fisterra

Mes motivations ne sont surtout pas religieuses, si ce n’est que durant la partie culturel de l’expérience, j’en apprendrai davantage sur la relation entre l’homme et la religion. Historiquement parlant, les chemins de Compostelle sont indissociables de la religion, tout comme la colonisation des Amérique ne peut être séparée de leurs vocations religieuses, qu’il s’agisse d’une quête de liberté (puritains de la Nouvelle-Angleterre) ou d’entreprises missionnaires en Amérique latine.

C’est tout un pan de l’histoire de l’Europe médiévale qu’il me sera donné d’observer. La Reconquista, les Croisades, les Ordres religieux (i.e.: les Templiers), l’architecture romane, l’urbanisme médiéval, les mythes et légendes, les mœurs des pèlerins et des hôtes, etc. Chaque village, chaque bâtisse, chaque pont et chaque rue a sa petite histoire, imbriquée dans celle plus grande des pèlerinages, mais qui vaut la peine que je m’y attarde un peu.

Qu’est-ce que je pourrais écrire d’autre? Rien. Les pèlerins revenus à leur masure disent que le pèlerinage ne se raconte pas, il se vit. Dans la même veine, sans doute que le désir de s’aventurer sur le chemin de Compostelle ne s’écrit pas, il se vit. Je vis le désir, j’ai hâte de vivre l’expérience.

Première photo: Babsy
Deuxième photo: marcusguay

Catégories:Dans ma vie