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Archive pour avril 2008

Quelle bande de cons!

22 avril 2008 Gradlon 5 commentaires

À 00:20, suite à la victoire des Canadiens de Montréal, des vandales ont incendié au moins cinq voitures de polices. Un premier commerce vient tout juste de voir sa vitrine fracassée. Il n’y a pas de manifestation de masse, les rues sont mêmes presque désertes. Il s’en trouve pourtant quelques enivrés, au sens littéral, pour causer du troubles, aussitôt que les policiers ont le dos tournés.

Je vous rappelle qu’il s’agit de la victoire d’un club de sport professionnel lors d’un match de première ronde d’éliminatoires. Il ne s’agit même pas d’une finale d’associations ni de la Coupe Stanley. Qu’est-ce que le centre-ville de Montréal aura l’air si les Canadiens remportent les grands honneurs.

Bien sûr, à l’heure qu’il est, sans doute les médias manquent-ils de détails sur les vandales en question. Il semblerait même que plusieurs ne seraient pas des partisans visibles de club (pas de chandails, de casquettes, de fanions, etc.). Mais qui qu’ils soient, la première réflexion qui me vient est: «Quelle bande de cons!» Ce jugement se révélera peut-être inadéquat lorsque toute la lumière aura été faite sur les incidents de ce mardi matin, mais bon.

Bien sûr, il faut relativiser: la grande majorité (voire plus) des partisans ont célébré dans le calme à la sortie du Centre Bell. C’est tout à leur honneur. Malheureusement, il semble qu’une majorité raisonnable ne soit pas suffisant pour contenir une minorité d’imbéciles.

La nouvelle à Radio-Canada, LCN, Cyberpresse.

Ajout à 00:40

Une SAQ vandalisée. Le grabuge semble attirer les gens comme un steak saignant attire les moustiques sur une table à pique-nique au parc de la Mauricie en juillet, car les rues se sont remplies depuis vingt minutes! Des partisans du Canadiens sensés condamnent le vandalisme d’une bande d’hurluberlus qui semble compter plus de membre que plus tôt.

Je ne resterai pas debout assez longtemps pour assister en direct au dénouement de la situation.

Ajout à 07:22

Le compte des automobiles de patrouilles du SPVM vandalisées se chiffre à seize. Seize bagnoles, pour autant d’arrestations. Selon Radio-Canada, ce n’est que vers 02:30 ce matin que «les esprits se sont calmés».

Ce matin, plusieurs blogues dans mon lecteur RSS publiaient sur la question, tous avec des titres très justes. Emma123, de Ceinture rose, troisième sacoche, nous offre trois vidéos tirés de YouTube, des vidéos qui auraient aidé les policiers à mener ses arrestations; S.Martel, du blogue Le Gros Bon Sens, parlent de la passivité des policiers; enfin, John, sur Ma Vision, mon opinion, souligne le manque de «manque de couilles non seulement de la police mais du monde en général qui se frotte pas à ce genre d’individus qui se croit tout permis!!!».

Renart Léveillé et Noisette Sociale l’avaient appréhendé, mais peut-être pas seulement après la huitième de finale :!:

Catégories:Actualité

La vie a le sens de l’humour

Marchant d’un pas décidé sur les Voies romaines, de la Méditerranée à la Manche, de l’Atlantique à la mer Noire; sillonnant en caravelle la mer des Antilles, puis rejoignant la mer du Sud par l’isthme de Panama; traversant les Carpathes à l’est pour chasser les Sarrasins, les Pyrénées au sud pour repousser les Maures; observant les réformes politiques athéniennes, de Dracon à Périclès, tout métèque que je suis; appréhendant l’implosion d’une paix européenne, continent militaire prisonnier d’une toile d’alliances qui n’attend qu’une étincelle balkanique pour s’enflammer!

En ce réveil de la terre, et de léthargie humaine définie par un soleil que le smog n’a pas encore éclipsé, c’est dans une modeste cuisine que mes journées s’écoulent.

Les âmes, cueillies, ou recueillies, dans les champs les plus diverses de ce territoire boréal, se succèdent. Elles demeurent parfois, accrochées à un rayon de soleil qui, soudainement, semble embellir une migration professionnelle jusque-là infructueuse. Tantôt, elles ne font que passées, soufflées par un vent qui se lève, plus une brise qu’une rafale, et qui expose un ancrage faible, que l’on savait pour certains, que l’on ignorait pour d’autres.

Quoiqu’il en soit, ce vent est souvent précédé d’une odeur, émanant d’un cubicule au soleil falsifié et qui alerte les plus perspicaces d’un danger imminent. Depuis quelques jours, cette arôme âcre plane dans chaque recoin de l’antre où j’œuvre, attirant quelques-uns de mes comparses vers ce quadrilatère de plâtres aux couleurs apaisantes d’où ils n’en sortent jamais indemnes. Tout juste avant la présente lune, ce fut sur moi que non pas un, mais deux effluves arrêtèrent leurs sillons, lesquels m’indiquaient le chemin de mon destin.

Mon cœur battant tambours mais laissant trompettes muettes, j’engageai le pas vers l’inévitable. Sous leur dôme chevelu, mes neurones s’évertuaient à prévoir des dizaines de réponses à d’innombrables possibilités de propositions, toutes plus inquiétantes les unes que les autres, créant des scénarios plus dramatiques que ce dont sont aptes les scénaristes les plus couronnés de lauriers. Assis entre deux colonnes s’apprêtant à s’effondrer sur mon frêle corps et qui allaient me fixer sur mes fixations que je croyais à tord solidement fixés.

Puis, le marteau du fatidique verdict s’abattit dans un assourdissant tonnerre: j’obtenais une promotion.

La vie a un sacré sens de l’humour, tout comme moi d’ailleurs, qui s’acharne dans ce billet à vous faire vivre, chers lecteurs, l’angoisse qui me gangrenait l’esprit depuis quelques jours. Un important mouvement de personnel sévissait dans l’entreprise où je travaillais et, bien que ne croyant pas être si mauvais employé, j’attendais avec anxiété mon tour. Cette appréhension était née d’une incompréhension générale de la situation, incompréhension générée elle-même par l’absence, souhaitable et souhaitée, d’informations.

La vie a un sacré sens de l’humour, car alors que je tassais, sans repousser définitivement, mes études pour des raisons aussi plates qu’économiques, que je m’abandonnais sans trop d’enthousiasme à l’inéluctable réalité d’un aile marché du travail que je savais d’avance incompatible, j’échoue, par la plus improbable des circonstances, dans les filets d’un emploi que j’apprécie bien, assez pour m’appliquer et m’impliquer, et que, comble de l’ironie, j’en récolte une promotion.

Certes, le passé reste mon avenir, hier occupera mon demain, c’est vers l’arrière que j’avancerai. L’histoire m’attends, non pas comme un personnage historique, mais comme un homme qui œuvrera à ce que les personnages historiques le demeurent. D’ici à ce que je puisse rependre le désherbage de mon titre d’historien, j’ai le bonheur d’avoir bifurqué vers une besogne agréable et gratifiante, qui n’est pas sans rendre plus joyeuse cette mise en tablette de mes études, et même la rendre plus efficaces dans l’optique du but à atteindre.

Bonne journée :-)

Catégories:Dans ma vie

Rien n’est totalement gratuit

13 avril 2008 Gradlon 6 commentaires

Certains parviennent facilement à les voir, alors que d’autres auraient bien besoin de se déboucher les yeux pour en prendre connaissance. Les gestes d’altruismes nous entourent, dans les relations d’amitiés, familiales, sociales, caritatives. Des gens donnent généreusement de leur temps, leur énergie et leur argent au profit du bien-être d’autrui, sans égards pour leur propre profit.

Or, malgré les apparences, rien n’est totalement gratuit. Pour celui qui reçoit, certes, mais pas pour celui qui donne. Chaque geste que nous posons, aussi charitable soit-il, n’est jamais totalement désintéressé et son but premier est d’engendrer un retour en notre faveur. C’est ce qu’il nous reste de notre instinct de survie animal, lequel s’est transformé en instinct de survie social, affectif et psychologique.

Que nous en ayons conscience ou non, nous recherchons tous quelque chose par ces actions «altruistes»: se sentir utile; soulager un sentiment négatif comme la tristesse ou la colère; obtenir l’approbation des autres; palier à un manque d’amour de soi; se sentir membre intégré d’un groupe, de la société, d’une famille et ce, en améliorant notre entourage, immédiat ou lointain; maintenir, construire ou réparer une réputation; ressentir la fierté de voir son enfant grandir en force et en santé; avoir l’impression de faire les bons choix; éviter une carence affective (dépendance affective); etc.

L’objectif de ce billet n’est pas d’exprimer un cynisme personnel, mais plutôt de mieux identifier les véritables motivations derrières nos gestes d’altruisme. La connaissance de ces motivations, conscientes ou programmées, peut s’avérer fort utile.

Elle peut nous épargner de s’engager dans des actions altruistes pour de mauvaises raisons, actions qui sont plus susceptibles que d’autres de nous revenir en pleine figure telle une gifle. Une personne qui méconnaît ses motivations intrinsèques développera des attentes tout aussi méconnues et qui le resteront jusqu’à ce que la déception surgisse de façon éclatante.

En revanche, celui qui connaît ses motivations détient alors un énorme pouvoir. Il peut travailler celles-ci, de sorte à assainir ces actions philanthropiques et les rendre plus efficaces. Connaissant ses attentes, il peut les diminuer, les modifier, etc. Il peut aussi plus facilement lâcher prise lorsque celles-ci ne seront plus comblées, évitant alors de nuire à ceux à qui il donne, soit directement, soit en devenant un obstacle à tous les autres qui œuvrent à ses côtés.

Enfin, cette notion nous permet également de nous protéger contre ceux et celles qui nous manipulent par leur «générosité». Certains ignorent qu’ils en font ainsi, probablement car ils méconnaissent eux-mêmes leurs motivations intrinsèques. D’autres le font sciemment, sans vergogne et avec une effroyable efficacité. Celui qui sait que des motivations égocentriques — ce qui n’est pas nécessairement mauvais, comme expliquer ci-haut — se cachent derrière des parures de dons de soi s’arment d’une méfiance qui, si elle ne verse pas dans la paranoïa, peut lui éviter de ce faire rouler!

J’anime les scouts parce que j’aime ça et que les valeurs véhiculées par le mouvement correspondent aux miens. Je me sens utile en ce sens où j’aide les jeunes à développer des aptitudes sociales et une autonomie saines. J’éprouve un sentiment d’accomplissement qui me rend heureux et qui me permet en même temps de pratiquer des activités de plein air.

Mon bonheur, ce que je recherche en premier lieu, est nourri par l’évolution et l’épanouissement des jeunes que j’anime, les bonnes relations avec les autres animateurs et ma modeste contribution à un avenir meilleur. De le savoir fait probablement de moi un meilleur animateur, tout au moins une personne plus agréable à côtoyer.

Sans doute que ce billet ne fera pas l’unanimité.

Cette théorie, je l’ai déjà exprimée à des personnes qui l’ont comprise tout croche, peut-être parce que je ne suis pas parvenu à bien l’expliquer. Quoiqu’il en soit, il ne s’agit surtout pas d’un désaveu du socialisme ni d’un appui à ceux qui prônent la charité personnelle à celle gérée par l’état. Loin de moi l’idée d’enlever à la générosité et l’altruisme leurs vertus ni de rendre vertueux l’égoïsme, déjà très présent dans notre société, justement à cause de la difficulté qu’ont les gens à connaître leurs motivations profondes et leurs besoins.

(Image: ericbegin2000)

Catégories:Divagations

Sous l’effet de WordPress?

13 avril 2008 Gradlon 9 commentaires

L’anecdote peut paraître anodine, mais les faits sont là: durant toute l’année où je publiais sur Blogger, ma blogoliste amicale ne comptait que cinq liens et n’était soumise à que très peu de fluctuations. Depuis que je suis sur WordPress, ce sont six liens que j’ai ajoutés à ceux déjà présents, dont cinq au cours de la dernière semaine! Ce dernier fait implique aussi que cinq blogueurs m’ont ajouté à leur blogoliste durant les derniers jours.

Mes textes sont-ils plus intéressants depuis que je suis à cette enseigne? Est-ce que cette plateforme offre Chaineune meilleure visibilité que Blogger? Ou est-ce plutôt ma philosophie envers la blogosphère qui a changé depuis le mois de janvier, m’ayant poussé à écrire un peu moins, mais à commenter un peu plus sur les autres blogues, dont celui de Renart L’Éveillé?

Quoiqu’il en soit, j’en suis fort heureux. Ma blogoliste amicale s’élargit et mes lectures se diversifient.

Parmi les nouveaux liens se retrouve celui de Lutopium, dont les textes me permettent de prendre connaissance de dossiers dont j’ignorais jusque-là l’existence, comme ce Mouvement québécois pour une décroissance conviviale (MQDC). S’y retrouve également celui de Noisette Sociale, dont les billets couvrent un éventail de thèmes, tantôt très sérieux et dénonciateurs (ici), tantôt tout aussi dénonciateur, quoique plus légers (). Enfin, il y a le blogue de Mandoline, dont j’ai découvert aujourd’hui même qu’elle m’avait ajouté à sa blogoliste et dont j’explorerai la plume avec plus d’attentions dans les prochains jours.

Vous aurez peut-être remarqué que j’ai retiré de nombreux liens, dont tous ceux menant vers des médias d’actualités (Médias québécois favoris, médias québécois tiers et médias étatsuniens). Ces sites disposent déjà d’une importante vitrine sur Internet et trouvant qu’il n’y a jamais assez de place dans les barres latérales, j’ai décidé d’en créer ;-)

J’ai également éliminé la plupart des liens de la section «Cinéma et actualité artistique» pour les mêmes raisons. Je n’y ai conservé que les sites traitant de l’écriture scénaristique, car je trouve qu’il s’agit là d’un aspect du septième art que trop de gens méconnaissent encore.

Bonne navigation.

(Image: -trya-)

Catégories:Blogosphère, Blogue