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Archive pour mai 2008

Vers de meilleurs jours

24 mai 2008 Gradlon 7 commentaires

La journée de mardi fut plutôt éprouvante. À l’heure exacte où j’écrivais les lignes de mon dernier billet, ma grand-mère venait de passer la dernière heure à l’urgence de l’hôpital Pierre-Legardeur de Lachenaie. On a appris ultérieurement qu’elle souffrait d’une pneumonie qui, ajoutée à sa trinité pulmonaire asthme, bronchite chronique et emphysème, aurait pu l’emmener à son dernier repos si ce n’avait été de la vigilance d’un employé de sa résidence.

D’abord, cet événement me fit prendre conscience que malgré mon éloignement volontaire de ma grand-mère ces derniers mois, jamais je ne pourrai vivre de véritable deuil pré-décès. La seule pensée du départ possiblement imminent de cette vieille femme m’a fait pleurer, et je le mentionne sans honte, par intermittence durant une bonne heure, le temps de me rendre à l’hôpital. Il me faut accepter que je vivrai dans l’appréhension cruelle de ce moment fatidique où cette dame, avec qui j’ai partagé plus de temps et d’affection que bien des enfants avec leurs propres parents, me sera enlevée. Inévitablement, à cet instant, on devra me ramasser à la petite cuillère, peu importe les efforts que j’aurai mis à me «préparer».

Ensuite, lorsque je fut rassuré sur le sort immédiat de ma grand-mère, puisque désormais entre bonnes mains — merci au gardien de sécurité de l’hôpital qui, dès qu’il l’a vue, l’a fait directement entrer au triage, sans même lui faire prendre de numéro et malgré qu’elle ne soit pas arrivée en ambulance —, la question que je me posais était: allait-on la renvoyer chez elle, à sa résidence pour retraités autonomes?

Si oui, alors aussi bien considérer tout ce trouble hospitalier comme un simple et vain sursis. Heureusement, la travailleuse sociale du centre Pierre-Legardeur, beaucoup plus pointue dans son évaluation que celle du CLSC, nous a affirmé, après un examen de l’autonomie de ma grand-mère, que celle-ci ne retournerait pas à sa résidence. Ouf! Nous pouvons respirer.

Avant toute chose, ma grand-mère séjournera dans l’aile gériatrique, question de déterminer avec plus de précision son état de santé et son autonomie. Le but sera de dénicher une place en ressource alternative (résidence privée) spécialement conçue pour sa situation. Il faut prendre en considération son Alzheimer ainsi que ses problèmes moteurs liés à son arthrite et ses MPOC (maladies pulmonaires d’obstructives chroniques).

Ceci nous rassure pour deux choses: elle n’ira pas immédiatement en CHSLD, reconnus pour leurs énormes problèmes de gestions actuels, puis elle sera prise en charge comme il se doit (enfin, on l’espère), elle qui nécessite une surveillance accrue de sa prise de médicaments (elle abuse du Ventolin, mais néglige ses autres pompes) et de son alimentation (elle abuse des cochonneries, mais néglige les fruits et légumes).

Après plus d’un an de démarches, il semblerait que ma chère grand-mère se dirige vers de meilleurs jours. Je suis certain qu’avec des yeux plus attentifs posés sur ses faits et gestes, elle pourrait vivre dans un relatif bien-être les années qu’il lui reste. Le but n’est pas tant de repousser ad vitam eternam son inéluctable départ de ce monde, mais de lui permettre d’attendre cette heure sans trop de souffrances.

Reste à savoir maintenant si la «machine» fonctionne…

Catégories:Dans ma vie

Au moins!

20 mai 2008 Gradlon 5 commentaires

En septembre dernier, j’avais fait l’achat d’un téléphone et d’un forfait contractuel de trois ans chez Telus Mobilité. Mon portrait financier n’ayant pas été celui que j’avais prévu pour l’automne, j’accumulai les retards de paiements jusqu’à ce que j’atteigne le point de non-retour, à savoir la limite de crédit imposée par mon contrat. Ce dernier fut donc brisé et mon dossier fut soumis au recouvrement.

Théoriquement, le montant que je dois maintenant rembourser correspond au plein prix de mon appareil additionné à un pourcentage de mes frais mensuels. Toujours en théorie, le téléphone m’appartient.

Privé de service sans-fil depuis quelques mois, je trouve la situation incommodante. Lors de mes déplacements, je peux toujours apporter l’appareil de mes parents, une antiquité (numérique, quand-même !) carburant aux prépaiements à la carte. Le problème survient lorsque mes parents sont également en déplacement et qu’alors, les uns doivent ou l’autre doit se priver de la sécurité, et du facteur pratique, que procure un sans-fil fonctionnel.

En révisant mes comptes de téléphonie sans-fil, tant chez Rogers qu’ultérieurement chez Telus, je me suis rendu compte que ma consommation mensuelle oscillait généralement autour de 100 minutes, ne dépassant ce nombre que très rarement et de peu, mais lui étant inférieur à quelques reprises. Cette constatation m’a fait comprendre que mes forfaits mensuels précédents, toujours supérieurs à 30$ par mois, excluant les frais d’accès réseaux, étaient trop onéreux pour l’utilisation que je faisais de mon téléphone.

Prenons, par exemple, un forfait arrondi de 37$ par mois, durant lequel j’utilise 100 minutes; cela fait environ 37¢ la minute. Le même nombre de minutes avec un service prépayé coûterait environ 25.75$ (25¢ la minute, plus 75¢ d’accès au service 911), du moins dans le cadre du service Payez & Parlez de Telus. Sans entrer dans les calculs détaillés, j’ai magasiné les autres services prépayés (Bell, Rogers, Fido, Virgin et Koodo) et les résultats sont sensiblement les mêmes.

Bien que je comprenne que Telus n’a fait que respecter les clauses de mon contrat et que la cassation de celui-ci était légitime, je demeure malgré tout rancunier envers cette compagnie. Elle n’était donc pas en tête de liste des services prépayés que je préconisais. En même temps, j’ai un Motorola RAZER V3c neuf d’une valeur de 250$ qui agonise dans un tiroir et qui ne peut être activé que chez Telus :x

La question était donc la suivante: puis-je inscrire mon téléphone au service prépayé même si ma dette en collection n’est pas encore réglée? Un appel fut suffisant pour obtenir ma réponse: oui.

Étant donné que j’aime bien ce téléphone, qu’il est presque neuf et que je pourrai économiser le prix d’achat d’un nouvel appareil, je vais opter pour le service offert par cette compagnie que je ne nommerai plus. Ça fait au moins ça pour mettre un peu de positif dans une situation pour le moins frustrante jusqu’à présent.

Catégories:Dans ma vie

Surprenant, stimulant, bouleversant, exigeant

12 mai 2008 Gradlon 4 commentaires

J’entame ma quatrième semaine depuis ma petite promotion. Petite, car il s’agit d’une prolongation de contrat ayant le double objectif de faire de moi «l’ancien de service» au sein d’une équipe de travail en perpétuel changement et de me donner l’occasion d’approfondir le métier via des nouvelles responsabilités, de défis et la chance d’exercer un leadership naturel (non établi par un titre hiérarchique), et éventuellement savoir si j’aime ça.

Surprenant, parce que je ne considérais pas être un potentiel candidat à l’avancement. Je ne suis pas le plus rapide ni le plus compétant des participants. Je n’étais pas nécessairement le plus sociable non plus, dans le sens où je faisais mes petites affaires, sans chercher à faire du public relation ni à l’éviter.

Surprenant, parce que j’ai été testé à deux reprises sans le savoir, moi qui croyait que les situations d’urgences dans lesquelles on m’avait parachuté n’étaient que des indices d’un manque d’organisation des cadres. Ironiquement, il semble que ma façon d’organiser mon travail fut un facteur, ajouté à un certain intérêt dans ce que je fais et à mon sens de l’observation.

Stimulant, parce que pour une fois dans ma vie, les efforts que je mets à faire quelque chose pour lequel je manifeste un attrait insoupçonné sont récompensés. Les défis sont plus nombreux depuis trois semaines; on m’a fait confiance pour des soumissions, pour remettre subtilement un peu d’ordre dans certains secteurs d’activités et pour organiser l’enchaînement et la distribution de tâches.

Bouleversant, parce que mes plans initiaux sont remis en doute. À l’origine, je devais faire mon stage de quelques mois, régler en partie mes problèmes financiers, me trouver pour l’été et l’automne un emploi à temps partiel et reprendre les cours dès septembre. Or, les éléments «surprenant» et «stimulant» provoquent la naissance de nouvelles possibilités: repousser en janvier ou septembre 2009 mon retour aux études et travailler à temps pleins jusque-là, ou reprendre des études à temps partiel (étudiant libre) dès septembre, mais continuer à travailler à temps plein.

Bouleversant implique questionnement qui implique inquiétant qui implique déroutant…

Exigeant, non pas par la hausse de ma charge de travail, mais par la période d’adaptation qui m’est exigée par la nature de l’emploi et de l’entreprise. Travailler dans une cuisine ne ressemble en rien à fouiner dans des bouquins d’histoire en vue de la rédaction d’une dissertation.

Je dirais que la plus grande différence se situe au niveau du groupe social concerné. Il n’est pas meilleur ni pire, il est différent. Les mentalités, la façon d’aborder les problèmes, les relations interpersonnelles, le langage sont autant de points qui détonent. Bien sûr, la discipline culinaire amène une certaine standardisation, mais celle-ci s’articule autour de l’art gastronomique, qui répond à des critères parfois diamétraux à ceux de l’art scientifique qui régissent le comportement des professionnels de l’histoire.

On peut sortir l’étudiant en science historique de sa discipline, mais l’on ne peut sortir la discipline historique de son étudiant, aussi éloigné des études qu’il puisse être ;)

L’autre principale adaptation que je doive faire concerne la double mission de l’entreprise. Certes, son objectif premier est d’offrir des services alimentaires de qualité, mais il s’agit également d’une entreprise d’insertion soumise à des normes étatiques précises et à un conseil d’administration chargé de concilier les deux missions. Le personnel en est donc doublement éclectique, regroupant autant de gens appréciant leur stage que d’autres n’y participant que pour se faire «foutre» la paix par Emploi-Québec.

En tant que participant dont le contrat est prolongé, il me faut m’adapter à ces aléas. Je dois développer ma patience envers des comportements qui normalement entraîneraient des mises à pieds ou ma propre démission en cas d’inaction de la par de la direction. Or, il me faut voir mon parcours et celui des autres participants en fonction d’une réintégration du marché du travail, d’une occasion pour tous d’apprendre des ses erreurs plutôt que de payer pour, de développer sa personnalité et parfois, de régler certains problèmes personnels qui entravent les possibilités d’être embauchés.

Cette exigence d’adaptation est, je dirais, le seul véritable facteur pouvant me purger de mon énergie. Le reste, les responsabilités, les défis, le stress et les erreurs m’apparaissent davantage comme des stimulus qui rehaussent mon plaisir au travail, ce qui, pour boucler la boucle, est assez surprenant dans mon cas.

(Image: Aaron Spicer)

Catégories:Dans ma vie

Ça va faire deux semaines…

5 mai 2008 Gradlon 6 commentaires

… que je n’ai pas écrit sur ce blogue. Comme je l’ai déjà mentionné dans un billet qui semble s’être fait éclipser par celui sur le grabuge post-victoire-du-Canadien, j’ai eu une promotion, ce qui a amené son lot de petits bouleversements et d’occupations. J’ai d’ailleurs l’intention d’écrire incessamment un papier traçant un portrait de ce que je vis depuis deux semaines.

À très bientôt.

Catégories:Dans ma vie