Belle expérience sans lendemain
Le bouillon émotif s’est apaisé. Des remous subsistent toujours en surface, mais en profondeur, c’est plus calme.
En cette fête du Canada, je besognais une cinquième journée pour une nouvelle entreprise. J’y agis à titre de cuisinier remplaçant, tout en continuant d’œuvrer pour la compagnie qui m’avait engagé en mars, étant toujours sous contrat jusqu’en fin août, début septembre. Cela me permet d’obtenir un meilleur salaire durant quelques par semaines et de compléter mes 35 heures hebdomadaires grâce à mon poste «de base».
Depuis un certain temps déjà, et davantage depuis que je travaille de façon complètement automne dans le cadre de mon second emploi, un sentiment de vide me creuse l’âme. Ce sentiment, nul nouveau défi relevé et nouvelle expérience acquise ne peut l’atténuer. Ce vide, c’est l’ennui. Les bancs d’écoles, les recherches en bibliothèques, l’étude de l’histoire, voilà ce qui me manque de plus en plus et qui cause se vide que je ne peux combler uniquement par l’enchaînement de lectures sur le sujet (Harry Potter et les Reliques de la Mort n’était qu’un intermède entre deux lectures scientifiques).
J’aime toujours le métier que j’occupe actuellement. J’ai commencé en tant qu’adepte des nouilles en sachets Lipton et autres produits pré-cuisinés, pré-emballés, pré-digérés, pour être aujourd’hui relativement capable de me débrouiller dans une cuisine, à mitonner tantôt des buffets, tantôt des repas complets pour une trentaine de personnes.
Mais ce n’était pas, j’ai vaguement cru que ce pouvait être, mais ce je serai finalement jamais, ma vocation première. Bien que n’ayant jamais envisagé l’abandon de mes études, je réalise depuis quelques semaines que je ne souhaite point en faire une carrière. Si ce bagage professionnel peut me permettre d’avoir un emploi à temps partiel agréable durant mes années d’université et constituer un coussin de sureté par la suite — il ne faut pas se leurrer, la discipline historique au Québec et au Canada n’offre pas les meilleurs taux de placements —, une carrière en histoire reste mon objectif prioritaire, dans tous les sens du terme.
Belle expérience, donc, que cette incursion dans le domaine culinaire, mais ce sera sans lendemain, du moins dans sa forme actuel d’emploi à temps plein.









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