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Archive pour août 2008

Apparences trompeuses

23 août 2008 Gradlon 2 commentaires

Je viens tout juste de visiter les données concernant mon blogue sur Technorati. J’y vais régulièrement pour savoir quels blogues pointent vers le mien, non pas par soucis de popularité, mais parce qu’il est arrivé que des blogueurs ajoutent un lien vers les Chroniques de Gradlon sans même que je m’en aperçoive, sans qu’ils m’avertissent.

Or, je me sens mal lorsque des gens me visitent et apprécient assez mon blogue pour me référrer sur le leur, alors que moi-même ignore totalement leur existence et n’ai jamais lu un seul de leurs billets. Technorati me permet de palier à cette situation, ce qui a d’ailleurs mené à la réciprocité à deux occasions.

Mais voilà que dans la section «Reactions», Technorati répertorie mes propres liens vers mon propre site. Par exemple, Technorati a enregistré mon billet «John Adams: épisodes 2 et 3» comme une «réaction» parce qu’il contenait un lien vers un billet relié, «John Adams (minisérie)».

En voyant que les cinq dernières «réactions» sont une gracieuseté de moi-même, je donne l’impression d’être l’un de ces blogueurs qui moussent leur «importance» en se faisant perpétuellement références, soit de façon directe, en usant de leur propres opinions en guise d’arguments factuels, soit indirectement, par le biais de cliques, réelles mais étroites, et/ou douteuses de par ses membres étrangement impossibles à retracer.

Mais les apparences sont trompeuses, puisque mon blogue n’a jamais figuré dans un top dix. Ma meilleur «performance» est une dix-neuvième position dans un palmarès qui ne compte que trente-quatre concurrents. Je ne m’en suis jamais formalisé, même que j’apprécie la très modeste popularité de mon blogue, surtout lorsque je vois les désagréments qu’apportent parfois le «succès» sur d’autres blogues ;)

Importation de billets: novembre 2006

Tous mes billets rédigés en novembre 2006 sont désormais accessibles directement à cette adresse. Voici mes suggestions:

L’ancienne chanteuse Nathalie Simard fait beaucoup parler d’elle ces dernières semaines en raison des nombreuses poursuites dont elle est tantôt la poursuivante, tantôt la poursuivie. Un peu moins de deux ans au paravent, elle se permettait un jugement sévère d’avantage influencé par les émotions qu’elles vivaient à cette époque qu’à une réflexion objectif.

Le 21 novembre, je pondais Honneurs aux couleurs, dans lequel je décriais le peu de respect de certains citoyens et organismes publics pour les drapeaux. Aujourd’hui, je peux toujours observer des drapeaux québécois en lambeaux sur de nombreux mâts, qu’il s’agisse de propriétés privées ou d’édifices gouvernementaux.

Alors que le député de Rousseau, François Legault, propose de mettre le projet souverainiste sur la glace et que des élections fédérales semblent imminentes, parions que l’épisode de la «reconnaissance d’Ottawa de la nation québécoise» deviendra un argumentaire de taille pour le Parti Québécois et le Bloc, mais également pour leurs adversaires. Voici mon billet en trois partie sur le sujet: un, deux, trois.

Enfin, exactement un mois avant Noël 2006, je découvrais et partageais un site web particulier dont le but était de traquer tout article électronique contenu un ou des mots clés associés aux conservateurs fédéraux, ainsi qu’aux libéraux d’Ottawa. Vingt-deux mois plus tard, le site «cScan» est encore en activité et permet de suivre toute l’actualité et les réactions concernant les deux plus puissants partis canadiens.

Bonne lecture.

John Adams: épisodes 2 et 3

22 août 2008 Gradlon 1 commentaire

Hall de l'Indépendance, Philadelphie, PennsylvanieVoilà maintenant trois semaines que la chaîne spécialisée SuperÉcran diffuse la télésérie étasunienne John Adams. Alors que le premier épisode se penchait sur le Massacre de Boston et le Boston Tea Party, les deuxième et troisième se consacrent respectivement à la Déclaration d’Indépendance et la quête d’appui militaire auprès de la France.

Loin d’être un spécialiste de l’histoire étasunienne, j’en connais toutefois assez pour trouver une certaine cohérence historique dans ces épisodes.

D’abord, la route menant à la Déclaration d’indépendance étasunienne ne fut pas une sinécure. Plusieurs états continuaient à manifester une loyauté solide envers la Couronne britannique, espérant obtenir une sorte de pardon conditionnel (imposé tant par Londres que Philadelphie) jusqu’à la dernière minute. D’autres, dont le Massachusetts de John et Samuel Adams, avaient perdu tout espoir de paix diplomatique avec la Grande-Bretagne et leur patience envers les états «loyalistes» s’effritaient comme des biscuits soda.

On peut ressentir le respect entre les différents clans qui se tient malgré les divergences, passant toutefois à certain moment près de l’éclatement. La tension est palpable, notamment lors d’une longue nuit de débats et lors de la dernière séance, celle de la ratification, alors que le personnage de John Dickinson livre un discours traduisant l’angoisse de plusieurs à l’égard d’une sécession. Étrangement, ses paroles m’apparurent beaucoup plus persuasives que celle, victorieuses, de John Adams. Peut-être est-ce dû à la performance percutante dans sa retenue de l’acteur slovène Zeljko Ivanek, alors que Paul Giamatti, malgré son talent, semblait en mettre un peu trop côté pleurnichage.

Une grande part de l’épisode met l’accent sur la rédaction, par Thomas Jefferson, de la Déclaration d’Indépendance. Ce segment permet, d’une part, d’admirer le sens politique aiguisé de Benjamin Franklin, merveilleusement incarné par Tom Wilkinson (il fut à la hauteur de mes attentes), ainsi que de mesurer toute la portée des mots, lesquels devaient être choisis avec la plus grande circonspection.

Dans le troisième épisode, nous explorons les relations ambiguës entre les États-Unis et la France, ainsi que le rôle que joua John Adams dans les négociations visant à obtenir l’assistance militaire française. Ce moment nous démontre à quel point ces pays, malgré un ennemi commun, étaient diamétralement opposés, culturellement parlant. Adams incarne le puritain par excellence, qui est d’abord désarçonné, puis fortement agacé, par le comportement hautement libertin, et pourtant conservateur sur les bords (monarchie), des Français.

Franklin, comme toujours, porte en lui la tempérance diplomatique. Si l’on peut un moment douter des motivations qui le poussent à côtoyer la cour de Versaille, le dénouement ne peut que balayer la moindre interrogation.

Malgré la justesse de la recréation historique, tant dans les costumes, les décors et les moeurs, John Adams n’est pas à l’abri des anachronismes et des erreurs factuelles, telle que le démontre la page des erreurs de sa fiche technique sur IMDb. Même si je suis un néophyte en matière d’histoire étasunienne, je n’en demeure pas moins initié au sens critique. Si je ne peux ni juger tous les aspects historiques de la série, je ne peux non plus vérifier toutes ces erreurs, relevées généralement par les cinéphiles (IMDb est davantage un Wikipédia qu’une encyclopédie).

Jusqu’à présent, le travail me semble viable, mais pas incontestable.

Ce qui est dommage, mais c’est en même temps le but de l’exercice narratif, c’est que tout est centré sur John Adams et sa femme. Ainsi, ce dont John et Abigail ne sont pas directement témoins, les téléspectateurs ne le sont pas davantage. Il en résulte qu’on est parfois précipité dans la chronologie, comme cette défaite britannique à Yorktown, qui marqua la fin de la guerre britannico-étasunienne, que l’on apprend via une missive envoyée à Abigail, alors qu’on ne se doute même pas que Français et Étasuniens en sont en venus à un accord susceptible de mener à la victoire :!:

M’enfin, à l’instar de Frères d’armes, John Adams est d’abord et avant tout une oeuvre artistique inspirée d’un livre rapportant des événements historiques. Et à l’instar du premier, on pardonne rapidement au second ses quelques écarts.

Importation de billets: décembre 2006

J’ai quatre billets à suggérer concernant décembre 2006.

Le 3 décembre, je réagissais, comme bien des gens, à la victoire surprise de Stéphane Dion à la tête du Parti libéral du Canada dans L’improbable dénouement. Mon discours changerait aujourd’hui!

Dans ma Revue du 7 décembre, j’aborde le sujet de l’honneur accordé à un ancien membre des Black Panthers accusé du meutre d’un policier (possible lien avec les événements de Montréal-Nord, mais je n’approfondirai pas) et le cas de Keith Ellison, premier mulsulman élu au Congrès étasunien et qui voulait prêter serment sur le Coran plutôt que la bible, ce qui n’est pas sans faire penser à la crainte des étasuniens de découvrir que Barack Obama pourrait, un jour, vaguement, flirté avec l’islam.

La veille de Noël, le Conseil de sécurité de l’ONU adoptait à l’unanimité des sanctions contre l’Iran, pays en quête de la technologie nucléaire. Un peu comme les nombreux reproches adressés ces temps-ci à la Chine, les membres du Conseil d’alors, dont ce même pays, agissaient en Coordonniers mal chaussés.

C’est la triste réalité de la destruction du patrimoine irakien, et par extension du patrimoine mondial, par les GI’s étasuniens qui m’avait inspiré le billet Berceau de la civilisation. Ce papier ne contient aucune critique sociale ou politique, mais c’est mon premier billet sur l’histoire et ma première tentative de vulgarisation.

Bonne lecture.