Coeur d’encre
Le moins qu’on puisse dire en obersevant les blockbusters des douze derniers mois, c’est que l’acteur Brendan Fraser fut fort occupé. Peut-être trop d’ailleurs lorsqu’on observe ses deux précédents films, Voyage au centre de la Terre, présentés en trois dimensions dans plusieurs cinémas, et La momie: La tombe de l’Empereur Dragon, sans aucun doute l’un des produits les plus décevants de la saison estivale.
À l’exception d’une participation non créditée au prochain film Stephen Sommers (à qui l’on doit notamment les deux premiers La Momie), G.I. Joe: The Rise of Cobra, Fraser semble en avoir terminé des récits d’aventures pour 2009 et 2010. Heureusement pour lui, ainsi que pour ceux qui regardent ces films, Coeur d’encre vient clore d’une meilleur façon cette trinité d’actions.
Sans être vraiment bon, Brendan Fraser nous épargne cette fois son interprétation traditionnelle du moyennement bêta propulsé dans une histoire qui dépasse ses capacités de raisonnement. Même le scientifique qu’il incarnait dans Voyage au centre de la Terre parut assez niais pour se rabattre uniquement sur ses muscles. Dans Coeur d’encre, son personnage de Mo est réduit à sa plus simple expression, ce qui permet d’éviter que le jeu unidimensionnel de Fraser ne devienne une vraie tare.
Malheureusement, le réalisateur Iain Softley, qui était derrière le divertissent K-Pax et l’ennuyant La clé des secrets, n’attribue pas assez de visibilité aux autres membres de la distributions, qui comprend autrement plus de talents que Fraser. Les vétérans Helen Mirren (Sa majesté la reine) et Jim Broadbent (Moulin Rouge!)sont fabuleux, comme toujours, alors que Paul Bettany (Le code Da Vinci) livre la performance la plus sensible et ambivalente du film. Quant à Andy Serkis (Gollum dans Le seigneur des anneaux) et Sienna Guillory (Eragon), ils ne font office que d’accessoires.
Coeur d’encre possède un rythme qui, s’il tarde un peu à décoller, ne s’interrompt guère par la suite. Les effets spéciaux, sans être innovateurs, sont efficaces, pour autant qu’on ne s’assoit pas trop près de l’écran. L’histoire est très classique, faisant tantôt penser à L’histoire sans fin, tantôt à Jumanji. C’est probablement l’aspect le plus regrettable du produit et ce qui l’empêche de se démarquer dans le lot de films fantaisistes qui assaille nos écrans depuis quelques années.
Coeur d’encre est donc un film divertissant et drôle qui a le mérite de nous épargner l’abrutissement et l’inégalité que nous servent plusieurs autres productions grand public.
7.5/10 (système d’évaluation)









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