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Vers mon indépendance

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Peut-être y aura-t-il quelques lecteurs pour avoir cru qu’il s’agissait d’un billet sur la souveraineté du Québec, projet cher à mon cœur. Si tel avait été le cas, j’aurais écrit «vers notre indépendance», car contrairement à celle de la Belle (et encore) Province, l’indépendance dont il est question ici me concerne beaucoup plus personnellement.

D’autres doivent présentement œuvrer à atteindre ce type d’indépendance, mais peu importe le nombre, cette quête sera toujours une croisade individuelle pour chacun.

Ceux qui me lisent depuis assez longtemps se souviennent peut-être que je cherche tranquillement à m’affranchir d’un médicament qui s’appelle Effexor® (venlafaxine). Ma première réduction de dosage m’avait particulièrement affecté, en juin 2007, tandis que la seconde ne mérita qu’un effleurement dans un billet articulé autour d’un changement de thème (blogue), quelques treize mois plus tard.

Il semble bien que l’été soit ma période de prédilections pour affronter ces sevrages de courtes durées, car me voici à nouveau dedans. En réalité, il s’agit plus ou moins d’un choix.

Tout juste avant mon dernier «réajustement», ma grand-mère, atteinte de l’Alzheimer, emménageait chez moi. Je n’osais pas procéder à un nouveau réajustement durant les mois qui suivirent, car sa présence, ou plutôt sa maladie, engendrait déjà suffisamment d’émotivité. Après le nouvel an, les événements s’enchaînèrent à un rythme infernal: retour en classes, hébergement d’urgence pour grand-maman, décès de celle-ci, grève à l’UQAM, second retour en classes les poches vides et période d’examens stressante.

Bref, ce début de juillet est le premier moment opportun que je rencontre pour procéder à un réajustement en toute sécurité.

À l’instar des fois précédentes, l’objectif est de réduire de moitié le dosage un jour sur deux. Lorsque les effets du sevrage se seront estompés, je pourrai niveler vers la bas (pour une fois qu’un nivellement vers le bas s’avèrera positif). Ensuite, si tout se passe bien, ce sera un sevrage total un jour sur trois, puis un jour sur deux. Enfin, il s’agira d’augmenter progressivement le nombre de jours entre chaque prise de médicament, jusqu’à ce que je puisse complètement arrêter.

Pour l’instant, il semble que les maux de têtes soient le seul effet secondaire du sevrage. Contrairement aux fois précédentes, je n’ai pas d’étourdissements (ou alors de très légers) et mes nerfs sont plutôt détendus. Bien sûr, il se peut que dans les deux à cinq prochains jours, ces symptômes se manifestent, mais ils devraient être bénins. Chaque sevrage se révèle moins dérangeant que le précédent. C’est d’ailleurs pour cette raison que je ne bouscule pas les sevrages; je veux bien faire les choses.

Idéalement, j’aimerais passer à des doses quotidiennes de 37.5 mg d’ici la fin de l’été, alors que mon dosage quotidien était de 75 mg (plus petite quantité en vente) avant le présent réajustement. Il faut toutefois que cela demeure l’idéal. Si je sens qu’un tel réajustement, si rapproché de celui en cours, est pour être pénible, je vais le repousser, sans ressentir la moindre sensation d’échec.

P.S.: L’image est une peinture de Manet. Je ne trouve aucune information en français concernant cette toile qui s’intitule, en anglais, «Sailing Ships and Seagulls». Si quelqu’un a des informations, elles sont les bienvenues dans les commentaires. J’ai choisi cette image car elle représente deux symboles de liberté, d’indépendance (toute relative): le voilier (je rêve d’en avoir un) et les oiseaux (des mouettes en l’occurence).

  1. 7 juillet 2009 à 03:09 | #1

    Bon courage mon cher!

  2. 7 juillet 2009 à 03:19 | #2

    Merci.

  3. 7 juillet 2009 à 03:24 | #3

    Et ce que je trouve le plus courageux, et tu dois le savoir déjà, c’est de te dévoiler autant sur ton blogue.

  4. 7 juillet 2009 à 06:53 | #4

    Vous me semblait un homme pensant et organisé et je crois que votre plan – avec des modifications au case échéant – est le bon. Espérons que, comme les bateaux dans la belle image, vous arriverez bien à votre destination.

    C’est vrai que nous ne trouvons pas grand-chose sur la peinture de Manet sur la Toile. A Londres on trouve pas mal de choses dans les musées et galeries d’art, et si je découvre des renseignements intéressants je vous le ferai savoir.

  5. 7 juillet 2009 à 08:07 | #5

    Gradlon, il est aussi difficile de se sortir de l’accoutumance à un médicament que pour les fédéralistes Tanguy de se sortir du Canada.

    Vous affranchir de ce médicament est pour vous une question de fierté et d’indépendance. Je sais que vous allez tenir jusqu’au bout, malgré quelques boulversements provisoires.

  6. 7 juillet 2009 à 10:16 | #6

    Merci à tous pour les bons mots. J’apprécie :-)

    @ Renart

    Malgré l’utilisation d’un pseudo, ça m’a pris du temps à me décider. Puis, je me suis dit que ce serait un bon moyen pour moi de participer à l’effort d’information sans trop me commettre, moi qui ai déjà goûté aux conséquences d’en parler trop ouvertement dans la réalitosphère (merci pour l’expression).

    Mon pseudo ne me protège pas de tout, mais il aide un peu ;-)

    @ SilverTiger

    Jusqu’à présent, les réajustements progessifs fonctionnent, donc ça devrait bien se passer.

    @ AP

    La différence entre moi et les «fédéralistes Tanguy» (j’imagine que vous faites-là référence aux Québécois qui se complaisent dans l’apparente sécurité que leur procure le Canada), c’est que j’ai la volonté d’en sortir ;-)

  7. 7 juillet 2009 à 10:38 | #7

    Bonne chance Gradlon!

  8. 7 juillet 2009 à 12:45 | #8

    @ Louis

    Merci.

  9. 7 juillet 2009 à 13:02 | #9

    Pas de problème, faut que ça serve!

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