Les Murmures et la Montagne Noire (prise 2)
Ma mère est l’une de personnes avec lesquelles je vais faire mes randonnées pédestres. Tout comme moi, elle n’était pas très en forme au début de l’année. Du haut de ses cinquante ans, sa remise en forme est plus lente et moins concluante que pour moi et mes 26 ans. Donc pour lui faire plaisir, et l’encourager, je choisis parfois des sentiers moins difficiles. Le sentier des Murmures, dans le parc régional de la Forêt Ouareau, appartient à cette catégorie.
D’une longueur de six kilomètres (douze pour l’aller-retour), le sentier propose une promenade le long de la rivière Ouareau, ponctuée sur ce secteur de nombreux rapides, d’où les «murmures». Son dénivelé n’est pas suffisant pour être calculé par les guides, mais à l’œil, c’est beau si nous nous élevons de deux mètres, et ce, deux ou trois fois sur le sentier. Nous avons mis trois heures pour le parcourir, donc on peut prévoir environ deux heures et demie, peut-être moins, pour le randonneur aguerri.
Tel que mentionné, le principal attrait du sentier sont les méandres de la Ouareau. À mi-chemin, une île, facilement accessible par les roches, procure un magnifique arrêt pour le diner. La saucette est possible à quelques endroits, alors qu’elle est strictement interdite à d’autres, et avec raison. Le tracé est assez large, plus ou moins accidenté, et son encaissement entre les montagnes d’une part et la rivière de l’autre rafraîchit l’air.
Un joli petit parcours pour débutant ou petite famille.
Le sentier de la Montagne Noire est plus difficile, sans être des plus ardus. En avril, j’avais écrit un billet sur ce sentier, mentionnant au passage que l’ascension jusqu’au Liberator avait été difficile et celle jusqu’au sommet, impossible, en raison d’un instable et épais manteau de neige. J’y suis donc retourné, fin juin, afin d’en apprécier la totalité.
Définitivement, il faut attendre la fonte des neiges pour voir les débris de l’avion. Ce que j’en avais vu en avril n’était que la pointe de l’iceberg. D’ailleurs, le sentier prend une autre forme à cet endroit, proposant des parcours alternatifs afin de vraiment tout voir. C’en est un peu mêlant, car ces détours nous écartent des indications, dont celle signalant le chemin menant au belvédère. La vue y est plus resplendissante, moins terne, comme vous pourrez le constater sur le prochain cliché, pris du même angle que celui dans le billet d’avril.
Le sommet est, en revanche, plus décevant. L’hiver, l’absence de feuillage dévoile un certain point de vue, alors qu’en été, on n’y voit presque rien.
Au niveau de la difficulté, il va s’en dire que c’est plus facile en juin qu’en avril. Le parcours est physiquement moins épuisant, puisqu’on ne se bat plus contre la neige, mais est cependant plus exigeant au niveau du cardio, en raison des nombreuses roches. D’ailleurs, ceux qui ont des problèmes de genoux risquent d’en souffrir.








