Première session normale… ouf!
Je suis dans le jus de mes travaux de session. Première session normale, d’ailleurs. J’en ai deux de terminés, il m’en reste quatre à remettre. J’ai déjà obtenu quelques résultats: trois examens et un travail. Contrairement à ce que je m’attendais, mes résultats d’examens les moins reluisants concernent mes deux cours d’introductions, l’un en histoire des États-Unis et l’autre, en histoire de l’Europe moderne. Ce ne sont pas des échecs, mais je n’ai pas de quoi être fier non plus. J’ai la ferme intention de me reprendre pour les examens finaux.
Tout aussi surprenant fut mon résultat dans mon cours de deuxième niveau sur la Première Guerre mondiale, car il s’agissait bien de celui pour lequel je croyais m’être le plus «cassé la gueule». En effet, j’ai beaucoup de difficultés à suivre le professeur dans sa présentation magistrale du cours. Ce n’est pas tant son accent anglophone, dont je m’accommode plutôt bien, mais son manque de structure. C’est souvent le cas des professeurs qui maîtrisent très bien leur matière; leur mémoire a retenu tellement d’informations qu’ils se croient capables de fonctionner sans planification ordonnée. Il en résulte une incapacité à rendre la compréhension de la matière efficace et à hiérarchiser l’information à diffuser.
Bref, ces professeurs sont tendances à s’égarer… très loin, parfois !
Pour ce qui est de l’initiation à la méthode historique, il ne vaut pas la peine de consacrer un grand paragraphe sur ce sujet. C’est long et plate pour une utilité finalement très relative. Une matière qui pourrait se donner en cinq ou six cours, mais qui est échelonnée sur quinze !
J’affirme qu’il s’agit ici de ma première session normale, car avant 2007, j’étudiais à temps partiel. À l’automne de cette même année, j’entamais une première session à temps plein qui s’avéra infructueuse pour diverses raisons personnelles. En 2008, j’étais sur le marché du travail. À l’hiver 2009, la grève m’amena à abandonner deux cours sur quatre (en histoire, car j’avais un cinquième cours en français). Je ne crois pas me tromper en affirmant que, depuis le début de mes études en histoire, je n’ai pas eu l’occasion de passer à travers une session normale.
Quoiqu’il en soit, mon choix de cours pour la session d’hiver 2010 est fait. Une session risque d’être autrement plus stimulante que l’actuelle.
D’abord, il ne me restera plus qu’un cours d’introduction, sur l’histoire du Québec et du Canada depuis 1867 (Confédération). Mes trois autres cours seront de deuxième niveau et aborderont des sujets qui m’intéressent: l’Égypte pharaonique, la culture et la société au Moyen Âge (j’ai déjà 9 crédits d’accumulés pour cette période historique) et la Deuxième Guerre mondiale. Ce dernier était loin d’être un choix logique, puisqu’il s’agit de ce même professeur difficile à suivre mentionné précédemment, mais les résultats de mon premier examen ont changé mes perspectives !
J’admets que cette session-ci en fut une de grandes leçons… autres qu’éducatives, bien entendu ! Des leçons de disciplines personnelles concernant la disposition de mon temps, ma façon de gérer mes notes et d’en faire la révision, sur l’organisation de mes travaux scolaires, sur mes besoins en matière de sommeil, sur ma gestion financière, etc. Ces leçons sont généralement positives; elles annoncent de meilleurs horizons.
Malheureusement, l’une de ces leçons est plus amère.
Cette session-ci, j’ai réellement pris conscience de l’ampleur de la déchéance de l’Université du Québec à Montréal en matière d’enseignement de l’histoire. Les professeurs ne sont pas aussi «ouverts» que leur réputation laisse croire, ils ne disposent pas nécessairement d’outils pédagogiques stimulant, tant pour eux que pour les étudiants, et ces derniers doivent se rabattre sur l’une des bibliothèques les plus décharnées du réseau universitaire (et l’accès aux ressources externes sont plutôt ardues lors du premier cycle).
Je refuse de croire qu’il s’agit là du juste prix à payer pour étudier dans une université publique. J’espère que mes cours de deuxième niveau, lors de la prochaine session, mettront un peu de baume sur ma perception désormais écorchée de l’UQAM !










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