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Première session normale… ouf!

13 novembre 2009 Gradlon 1 commentaire

Je suis dans le jus de mes travaux de session. Première session normale, d’ailleurs. J’en ai deux de terminés, il m’en reste quatre à remettre. J’ai déjà obtenu quelques résultats: trois examens et un travail. Contrairement à ce que je m’attendais, mes résultats d’examens les moins reluisants concernent mes deux cours d’introductions, l’un en histoire des États-Unis et l’autre, en histoire de l’Europe moderne. Ce ne sont pas des échecs, mais je n’ai pas de quoi être fier non plus. J’ai la ferme intention de me reprendre pour les examens finaux.

Tout aussi surprenant fut mon résultat dans mon cours de deuxième niveau sur la Première Guerre mondiale, car il s’agissait bien de celui pour lequel je croyais m’être le plus «cassé la gueule». En effet, j’ai beaucoup de difficultés à suivre le professeur dans sa présentation magistrale du cours. Ce n’est pas tant son accent anglophone, dont je m’accommode plutôt bien, mais son manque de structure. C’est souvent le cas des professeurs qui maîtrisent très bien leur matière; leur mémoire a retenu tellement d’informations qu’ils se croient capables de fonctionner sans planification ordonnée. Il en résulte une incapacité à rendre la compréhension de la matière efficace et à hiérarchiser l’information à diffuser.

Bref, ces professeurs sont tendances à s’égarer… très loin, parfois !

Pour ce qui est de l’initiation à la méthode historique, il ne vaut pas la peine de consacrer un grand paragraphe sur ce sujet. C’est long et plate pour une utilité finalement très relative. Une matière qui pourrait se donner en cinq ou six cours, mais qui est échelonnée sur quinze !

J’affirme qu’il s’agit ici de ma première session normale, car avant 2007, j’étudiais à temps partiel. À l’automne de cette même année, j’entamais une première session à temps plein qui s’avéra infructueuse pour diverses raisons personnelles. En 2008, j’étais sur le marché du travail. À l’hiver 2009, la grève m’amena à abandonner deux cours sur quatre (en histoire, car j’avais un cinquième cours en français). Je ne crois pas me tromper en affirmant que, depuis le début de mes études en histoire, je n’ai pas eu l’occasion de passer à travers une session normale.

Quoiqu’il en soit, mon choix de cours pour la session d’hiver 2010 est fait. Une session risque d’être autrement plus stimulante que l’actuelle.

D’abord, il ne me restera plus qu’un cours d’introduction, sur l’histoire du Québec et du Canada depuis 1867 (Confédération). Mes trois autres cours seront de deuxième niveau et aborderont des sujets qui m’intéressent: l’Égypte pharaonique, la culture et la société au Moyen Âge (j’ai déjà 9 crédits d’accumulés pour cette période historique) et la Deuxième Guerre mondiale. Ce dernier était loin d’être un choix logique, puisqu’il s’agit de ce même professeur difficile à suivre mentionné précédemment, mais les résultats de mon premier examen ont changé mes perspectives !

J’admets que cette session-ci en fut une de grandes leçons… autres qu’éducatives, bien entendu ! Des leçons de disciplines personnelles concernant la disposition de mon temps, ma façon de gérer mes notes et d’en faire la révision, sur l’organisation de mes travaux scolaires, sur mes besoins en matière de sommeil, sur ma gestion financière, etc. Ces leçons sont généralement positives; elles annoncent de meilleurs horizons.

Malheureusement, l’une de ces leçons est plus amère.

Cette session-ci, j’ai réellement pris conscience de l’ampleur de la déchéance de l’Université du Québec à Montréal en matière d’enseignement de l’histoire. Les professeurs ne sont pas aussi «ouverts» que leur réputation laisse croire, ils ne disposent pas nécessairement d’outils pédagogiques stimulant, tant pour eux que pour les étudiants, et ces derniers doivent se rabattre sur l’une des bibliothèques les plus décharnées du réseau universitaire (et l’accès aux ressources externes sont plutôt ardues lors du premier cycle).

Je refuse de croire qu’il s’agit là du juste prix à payer pour étudier dans une université publique. J’espère que mes cours de deuxième niveau, lors de la prochaine session, mettront un peu de baume sur ma perception désormais écorchée de l’UQAM !

L’automne s’annonce bien

Pagoa III (Haya)

Nous sommes à la mi-août et, pour la première fois depuis la fonte des neiges, nous avons enfin la sensation d’avoir un été. Une canicule, un retour aux normales de saisons, puis l’automne suivra. Mathématiquement, celui-ci commencera le 22 septembre (à 21:18), mais pour moi, et le monde de l’éducation, il débutera avec quelques semaines d’avance.

Mon automne s’annonce bien.

J’ai été en mesure de régler mon compte étudiant en souffrance et ainsi procéder à ma réinscription pour la prochaine session. J’ai obtenu presque tous les cours que je désirais suivre et mon horaire s’avèrera beaucoup plus confortable que celui de l’hiver. Enfin, ma situation financière sera moins précaire, même si ce n’est, au fond, que partie remise.

Mes semaines débuteront avec le cours d’Initiation à la méthode historique, les lundis, de 14:00 à 17:00. Un troisième essai dans le cadre de mon baccalauréat. J’aurais pu réussir ce cours cet hiver, n’eût été de la grève étudiante. Tout de même, les notions acquises devraient alléger le fardeau que représente cette matière, tout aussi utile et essentielle puisse-t-elle être.

À l’instar de cet hiver, j’aurai deux cours le mardi. Le premier sera l’Introduction à l’histoire des États-Unis, également en troisième essai, de 14:00 à 17:00. Une heure plus tard, j’assisterai à un nouveau cours, dans la mesure où depuis quelques temps, pour diverses raisons, je ne fais que reprendre les mêmes. Un cours de deuxième niveau, qui plus est, et qui portera sur la Première Guerre mondiale. Celui-ci, j’ai vraiment hâte de le suivre !

Cet hiver, l’inconfort de mon horaire résidait dans la séquence de mes trois premiers cours de la semaine. Mon cours du lundi se terminait à 21:00, le deuxième débutait le lendemain à 9:30 et le troisième se déroulait le même jour, de 18:00 à 21:00. Une nuit amputée en raisons des transports suivi d’une longue journée durant laquelle je ne pouvais me reposer entre les cours !

Cet automne, je pourrai rester au lit plus tard les mardis matins et être en pleine forme pour mes deux cours consécutifs ces jours-là. Je n’aurai pas de cours le mercredi, mais je compte bien me rendre tout de même à l’université en après-midi. Mon derniers cours de la semaine, Introduction à l’histoire de l’Europe contemporaine (1815 à nos jours), sera les jeudis matin, de 9:30 à 12:30.

Afin de mettre toutes les chances de mon côté, je n’ai pris que quatre cours cette session-ci, pour un total de 12 crédits. La session dernière, je m’étais inscrit à cinq cours uniquement parce que le dernier était hors programme; je ne voulais pas sacrifier mes crédits en histoire pour un cours qui ne serait pas comptabilisé. Stratégie bien futile, puisque la grève m’amena à abandonner, sans mention d’échec, deux cours !

Finalement, puisque mes revenus de 2009 sont substantiellement inférieurs à ceux de l’année 2008, le montant de mes prêts et bourses reviendra à un niveau plus adéquat. À l’hiver, je n’avais même pas reçu assez d’argent le premier mois pour défrayer mes frais de scolarités et je touchais un maigre 80$ les mois suivants. En septembre, je devrais avoir suffisamment d’argent pour payer ma scolarité, mes livres, mes titres de transport et quelques achats de bases, dont de nouvelles lunettes.

Bien sûr, d’autres facteurs sont à envisager pour mon retour en classe… de la matière pour un autre billet, ultérieurement ;-)

Image: Txanoduna. Pour certains, elle peut inspirer des sentiments négatifs, en raison de la chute des feuilles et de la brume. Pour moi, elle inspire la plus profonde sérénité.

Portrait d’une fin de session

La première semaine du retour en classe est passée et j’ai eu plus de peur que de mal dans mes appréhensions. Voici donc un portrait de ce que sera mes prochaines semaines de classes.

D’abord, je vais abandonner l’un de mes cours, à savoir celui du mardi matin. C’est maintenant confirmé que celui du lundi soir se terminera à 22h00 et je savais déjà que celui du mardi matin allait désormais commencer à 9h00. Cette situation ne me laissait plus que sept heures théoriques de sommeil. Théoriques parce que je ne m’endors jamais moins d’une heure après m’être mis au lit. Six heures de sommeil se rapprocheraient davantage de la réalité, ce qui est peu pour moi, surtout lorsqu’il s’agit de récupérer pour trois heures de transports et quatre heures de cours, tout en faisant le plein en vue d’une journée débutant à 7h00 et se terminant à 23h00 !

Reprendre mon cours du mardi matin à la session d’automne ne me dérange pas le moins du monde. Devoir me taper de nouveau les cours sur la méthode historique et l’histoire des États-Unis est hors de question. Le premier est on ne peut plus ennuyant, malgré une enseignante dynamique, alors que j’en suis à ma troisième tentative (deuxième dans le cadre du bacc.) pour le second. De plus, je n’ai pas le goût de me retrouver avec le même enseignant, un bon pédagogue qui m’a toutefois pris pour un con, ce que je suis loin d’apprécier. Enfin, mon cours sur l’histoire du Canada avant la confédération est celui dans lequel j’ai les meilleures notes, alors je serais mauvais stratège de l’abandonner.

Aucun des ces trois cours ne s’échelonnera jusqu’en juin. Celui sur la méthode historique se termine même dès mardi. Celui sur les États-Unis se clora par un examen en classe le 25 mai, tandis que le dernier cours en classe de celui sur le Canada aura lieu le 21 mai. Pour celui-ci, le dernier travail doit être remis sept jours plus tard et l’examen maison, quatorze. Mon dernier déplacement pour un cours magistral aura donc lieu le 25 mai.

En tout, il me reste quatre travaux de session à remettre, dont deux pour cette semaine. J’ai donc du pain sur la planche pour les trois prochains jours, car ces travaux exigent un total de 180 pages de lecture, mon point faible. Je peux lire en diagonal pour l’un des ouvrages, mais absolument pas pour l’autre. Ouf ! Le troisième travail est à remettre le 12 mai et le dernier, tel que mentionné plus haut, le 28 mai. Mes déplacements étant limités, je devrai organiser judicieusement mon temps.

Pour terminer, un gros bémol concernant l’Aide financière aux études, cet organe dysfonctionnel du Ministère de l’éducation et des loisirs du Québec. L’AFE n’en a royalement rien à cirer que les étudiants doivent consacrer un mois supplémentaire à leurs études et ne prévoit absolument pas prolonger le versement de l’aide. Il est vrai que dans mon cas, le montant aurait été ridiculement bas, mais il m’aurait tout de même aidé à m’acheter un titre de transport, ce qui ne m’est pas du tout possible autrement.

Heureusement que tout ce bordel se terminera plus tôt que ce que les derniers communiqués de l’administration uqamienne laissaient présager.

Chronique d’un retour en classe

28 avril 2009 Gradlon 2 commentaires

Les professeurs ont voté le retour en classe vendredi dernier, mais ce n’est que ce lundi que s’est réunie la Commission des études afin de déterminer les modalités de validation de la session. En résumé, celle-ci est officiellement prolongée jusqu’au 3 mai, mais il revient aux groupes-cours (enseignants et étudiants) de discuter et d’adopter les critères d’évaluation. Par exemple, le cours que je suivais ce matin se terminera le 19 mai.

D’ailleurs, mon enseignant, un chargé de cours probablement autant manipulé par les professeurs et la direction que les étudiants, a vilipendé, avec raison, les responsables (quels qu’ils soient) de cette absurdité et de ce manque de respect tant envers la communauté estudiantine que les chargés de cours. Lorsque leurs intérêts étaient en jeu, les professeurs et la direction se sont levés les samedis matins pour négocier, mais lorsque se sont les intérêts des étudiants qui sont en causes, la procrastination est de mise, avec tout ce que cela implique de désagréments. L’un d’eux concerne les groupes-cours qui n’ont pas pu négocier de nouveaux critères d’évaluation hier, en matinée et en après-midi, parce que la Commission qui devait leur fournir les bases ne s’était pas encore réunie !

De mon côté, le seul problème que j’ai personnellement rencontré fut un changement de local de dernière minute. Alors que mon cours devait se tenir au A-A001 (local fictif), une magnifique feuille écrite à la main indiquait une relocalisation au local B-B002. Or, l’enseignant n’était pas dans ledit local et ce n’est que ce matin que j’ai su que la relocalisation était en fait au C-003, lequel se situe dans un pavillon à quelques deux kilomètres du campus central. Il semble qu’il y ait eu des affiches indiquant le bon local, mais elles devaient êtes à l’intérieur de la salle originale, dans laquelle je ne suis pas entré puisqu’une enseignante y donnait un cours.

Les nouveaux numéros de locaux apparaissaient dans mon horaire en ligne ce matin. Y étaient-ils, hier ? J’aurais peut-être du vérifier, mais puisqu’une de mes enseignantes savaient déjà lundi que son cours de mardi avait été relocalisé et qu’elle nous en avait aussitôt avisés, j’en ai déduit qu’il en allait être de même pour chaque relocalisation. Mais non !

Enfin, j’ai appris que la période d’abandon de cours sans mention d’échec était prolongée jusqu’au 11 mai. J’ai donc pris la décision d’abandonner mon cours du mardi matin. J’aime bien l’enseignant et la matière, mais il exige un travail dont j’éprouve de la difficulté à comprendre les critères et il est dans une plage horaire qui m’incommode. Le lundi, j’ai un cours que je refuse de reprendre à nouveau et qui se terminera à 22h00 à partir de la semaine prochaine. Celui du mardi matin débute désormais à 9h00. Il me faut parcourir un trajet d’une heure et demie pour me rendre à l’école, alors vous pouvez vous imaginer mon état lorsque j’arrive en classe le mardi matin ! Si je n’avais pas un cours le mardi soir, ce serait acceptable, mais je ne peux pas abandonner celui-là non plus.

Progressivement, tout devrait rentrer dans l’ordre. J’ignore quels sont les critères d’évaluation adoptés pour mon cours du lundi soir, mais je suis prêt. Le dernier travail exigé n’est pas très compliqué et j’ai beaucoup de notes de cours d’il y a deux ans (c’était le même enseignant). Mon cours du mardi soir ne devrait pas s’éterniser jusqu’au 2 mai et une fois de plus, il ne reste qu’un travail plutôt aisé à accomplir. Enfin, mon cours du jeudi matin ne devrait pas poser trop de problèmes, bien qu’il s’annonce plus chargé que les deux autres.

J’ai hâte que cette interminable session se termine !